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dimanche 9 octobre 2011

Du train, du thé et des Beatles ..

Après Varanasi, un long trajet en train nous attends pour rejoindre Darjeeling à quelques 700km. Le voyage sera finalement plus long que long car nous arrivons à Siliguri avec 24 heures de retard sur l'horaire prévu. Ça peut paraître un peu long, mais seules les 10h d'attente à la gare ont été un peu pénibles : en pleine nuit avec un Thomas malade, sans jamais savoir quand (ni sur quelle voie) le train allait arriver (pas d'affichage pour notre train).
On en profite pour observer le spectacle qu'offrent les gares indiennes assez animées. On se délecte du défilé des coolies qui transportent jusqu'à 3 ou 4 valises sur leur tète en équilibre parfait. 
un coolie transportant les bagages  
Une fois à bord, c’est déjà beaucoup mieux : On est confortablement installés dans nos couchettes ( avec clim qui fonctionne) à discuter avec nos voisins de compartiment et à regarder défiler les vendeurs de nourriture/snack qui passent quasi en permanence. Et puis depuis notre départ, le temps a pris une autre dimension, spécialement dans les transports. Ce qui est rigolo c'est qu'en Inde, le retard n'est jamais annoncé mais juste constaté !

Ils existent une ligne de chemin de fer touristique (le toy train au patrimoine mondial de l'Unesco) qui relie Siliguri à Kurseong puis Darjeeling à travers les collines et les précipices. Malheureusement le tout récent tremblement de terre a endommagé la première partie de la ligne et c'est en taxi-jeep que nous rejoignons Kurseong. Nous décidons de faire étape quelques jours dans cette ville, surnommée « la petite sœur de Darjeeling » avant de ré entamer un voyage en train.
Un train de l'Indian railway et le minuscule Toy train avec ses 3 wagons
Notre arrivée au pays des thés est un vrai bonheur ; on découvre un paysage de collines escarpées verdoyantes, dont les pentes sont recouvertes essentiellement de plantations de thés, mais aussi de conifères géants, de bananiers et de fleurs en tout genre, le tout baignant dans une atmosphère de nuage bas toujours en mouvement.
champ de thés au coucher du soleil
Les pentes abruptes du pays des thés
Sur le chemin de la fabrique de thé bio de Makaiburi, nous effectuons. un crochet dans les plantations de thé au moment où les cueilleuses remontent leur récolte de la matinée : à l'automne, la cueillette est effectuée seulement le matin. Arrivé à l'usine, un employé nous fait une visite interactive des ateliers en nous expliquant le processus de transformation des pousses fraîchement cueillies.


Le lendemain, on fait l'expérience du « toy train » dans sa version diesel (il existe aussi une locomotive à vapeur) Ce train minuscule longe la route en passant dans les villes à quelques centimètres des maisons et des magasins (on pourrait faire son marché en tendant la main par la fenêtre) puis se faufile dans les paysages escarpés.. Tandis que le train monte, on profite tranquillement de la vue et des coucous des enfants et passants.
Le petit train où le klaxon remplace le traditionnel "thcou-tchou"
Darjeeling et ses maisons colorées 
Darjeeling s'étale sur toute une colline sur une colline abrupte entourée de plantations de thé avec les sommets himalayens en toile de fond. Les maisons multicolore accrochées sur la pente forment des patchworks saisissants. Dommage que lors de notre passage dans la ville, des gros nuages cachaient quasi continuellement la vue sur l'Himalaya. Ils ne nous ont cependant pas empêché de flâner dans la ville et ses environs, dans les plantations de thé, le zoo, entre temples hindous et bouddhistes et églises. 
Le précieux bourgeon qui fait toute la qualité du thé
rencontres dans les champs de thé
La ville avec ces éternels nuages
un singe aux abbords d'un temple
Pour fêter l'arrivée du mois d'Octobre on décide de faire un petit écart de budget et de s'offrir un hôtel un peu plus confort au concept original : les Beatles. Nous avons dormi dans la chambre Ringo et on a goûté au meilleur café de notre voyage : pied de nez au pays du thé.


Le reste de nos photos brumeuses sont 

mardi 4 octobre 2011

Sur les bords du Gange

Nous nous attendions à ce que Varanasi (Benares) soit l’apothéose de notre voyage en pays Hindou, et bien nous n'avons pas été déçus du voyage, les ruelles le long du Gange grouillent de pèlerins, de vaches, de chiens et d'enfants, le tout dans un joyeux mélange à l'indienne. Tous les sens sont en éveils dans la ville sacrée: les klaxons raisonnent en continue repris en cœur par les cries singes alors que les effluves d’épices et les odeurs des déchets putréfiés se mêlent à chaque coin de rue. Et dans ce formidable brouhaha, l’expérience du sacré, des croyances et des rites hindous se révèlent plus forts qu'ailleurs. 

Vue de la ville avec ses nombreux ghats



Nous arrivons à Varanasi en pleine crise de mousson, l'eau sur les voies empêche notre train de parcourir le dernier kilomètre qui nous sépare de la gare : nous terminerons à pieds ! Les rues de la villes sont remplies d'une quinzaine de centimètre d'eau qui s'écoule tranquillement vers le Gange charriant les amas de déchets et les bouses de vaches sacrées. Et à Bénarés, les bouses de vaches sont loin d’être anecdotiques, les vaches sont partout (la ville est réputée pour avoir le plus grand nombre de vaches en liberté), elles déambulent tranquillement dans les rues étroites et finissent inlassablement par boucher le passage. Les habitants sont très attentifs aux coups de cornes et à ne pas se faire écraser les pieds. Le soir elles sont rassemblées pour la traite.
Varanasi , la cité des vaches

Le fleuve est en crue et les ghats (escaliers donnant accès au fleuve) ont pratiquement disparus sous les eaux. Dés la fin des pluies, la ville se réveillent dans sa ferveur religieuse.. au pied de chaque ghat les pèlerins se pressent pour se baigner dans le fleuve sacré en faisant une punja (prière).

Les bords du fleuve foisonnent d'activité du levé du jour au coucher du soleil, les femmes font la lessive, les habitants leurs yoga, et certaines ghat sont le lieu de crémations 24h/24. La ville ne semble jamais s'endormir …






Une petite anecdote : L’hygiène de la ville nous semble assez douteuse (eau du Gange ultra polluée, pas de gestion des déchets ) et beaucoup de monde tombe malade – dont Thomas- Enfin "pas d'inquiétude", nous certifie la propriétaire de notre guest house, "ça fait partie d'un processus de purification , inhérent à la ville sacrée". Mouais .. on a un peu de mal à y croire, on va quand même prendre quelques médicament ;-)

Le reste des photos est ici

dimanche 25 septembre 2011

Agra




Comme incontournable en voyage en terre indienne, le Taj Mahal vaut forcement le détour (de toute façon c'est sur la route). Nous nous y rendons au lever du jour après une très courte nuit ( retard de train) afin de profiter des lumières de l'aube et éviter les groupes de touristes. Il y a pas à dire le mausolée est un bâtiment magnifique d'un blanc éclatant voir éblouissant (dés le soleil levé). Le bâtiment a été construit dans une symétrie parfaite, par le sultan Shah Jahan en mémoire de son épouse adorée morte en couche. Le sultan resta inconsolable. A sa mort, il fut inhumé auprés de la tombe de sa femme.

Superbes décorations des murs extérieurs  en marbre blanc

Un verset du coran
Mais à Agra, il y a aussi le fort qui s'est reconverti en palace pour abriter une dynastie des sultans des plus dépravés (amateur de femmes et de vin pourtant interdit par la religion) au plus romantique qui construisit le Taj Mahal en l'honneur de sa bien aimée, en passant par le cruel qui enferma son propre père dans le fort pour régner à sa place. Son père n’était autre que Shah Jahan, constructeur du Taj Mahal. Ce dernier se retrouva donc à observer la fin de la construction du Taj depuis la fenêtre de sa prison.



Lorsque le fort a été transformé en résidence, des constructions en marbre blanc du Rajasthan se sont rajoutés aux constructions de briques rouges (présentes dans la région). On aime beaucoup ce mélange de style. 
en fond, un exemple d'un rajout en marbre blanc 

 L'architecture du fort mélange d'influences moghol, perse et hindous en fait un des forts les plus raffiné du pays.
dans la prison "dorée"  de Shah Jahan.

Un dernier verre sur une terrasse au coucher du soleil avec en fond la somptueuse silhouette du Taj Mahal, et nous terminons notre journée (bien remplie) dans la ville de cette merveille du monde antique, pas trop mécontent de quitter l'ambiance oppressante des vendeurs de rue.

une petite dernière car on ne se lasse pas de le regarder ;-) !
Le reste des photos est .

mercredi 21 septembre 2011

Rajasthan

Nous venons de passer 10 jours au pays des guerriers rajputs et des maharajas, entre déserts et collines bordés de lacs, au cœur des villes colorées et des palais royaux. Nous voyageons en train et en bus renouant avec des trajets de durées raisonnables (pas plus de 6/7h) depuis que l'état des routes s'est amélioré.

Dans le désert du Rajasthan.

Jaisalmer
Jaisalmer est construite autour de son imposant fort en 'pierre de sable' qui donne à la ville le surnom de ville d'or. La ville la plus septentrionale du Rajasthan, se dresse au porte du désert du Thar et il n'est pas rare de croiser des dromadaires dans les rues de la cité. 
Les rues de Jaisalmer.
Le fort de Jaisalmer.
 Nous profitons de la pleine lune pour partir bivouaquer dans le désert à dos de dromadaire. Malheureusement les pluies de la semaine précédente ont considérablement reverdi les paysages qui manquent parfois de l'ambiance désert. Nous profitons néanmoins du coucher du soleil sur le Pakistan depuis les dunes où nous passons la nuit. Les dromadaires malgré leur bouille sympathique, ne sont absolument pas confortables, une journée de repos sera nécessaire pour que nos fesses / dos se remettent avant de prendre le bus !
Papaya.
Jodhpur

Les habitants de Jodhpur semblent avoir profiter d'une promo chez casto sur la peinture indigo pour repeindre leurs maisons et ainsi donner son surnom à la ville bleue. En fait le bleu serait utilisé pour repousser les moustiques. 
Le Meherengar.


Au dessus du chaos de la ville, s’élève le Meherangar construit sur une colline abrupte dominant la ville. Construit par le Maharaja au 16eme siècle, le fort demeure jusqu'à présent une citadelle imprenable. Nous ne gardons qu'une vision partielle de la ville car Julie étant malade, nous passerons beaucoup de temps dans notre guest house bleue à se reposer. 

Dans les rues de Jodhpur.
Nous visitons le fort au petit matin et nous sommes saisis par le faste et le luxe des intérieurs et l'architecture d’asymétrie et de symétrie caractéristique des constructions rajputs.

Udaipur
Udaipur.
La vieille ville d'Udaipur s’étend sur la colline Aravalli au bord du lac Pilocha. L'immense palace s’étend des eaux du lacs au sommet de la colline et abrite encore la demeure du Maharana. Réputée pour avoir résister à tous les envahisseurs, la ville est aussi connue pour être le décor de nombreux films comme 'Octopussy'.
Squattage du pont à Udaipur.
Il est très agréable de flâner dans les rues étroites et sur les bords du lacs d'autant plus que la température est beaucoup plus douce (pas plus de 30 °C) que dans le nord du Rajasthan. On ne se lasse pas des repas pris sur les 'roof top' à admirer la vue sur la ville.


 Pushkar

 La petite ville sacrée (pour les hindous) de Pushkar s'organise autour de son lac artificiel bordé d'escaliers (ghat).
Le long des ghats de Pushkar.
 Pèlerins et touristes se mêlent dans la ville, les pèlerins utilisent les ghat pour les bains sacrées ainsi que pour déposer des fleurs dans le lac en récitant des 'puja' (littéralement prière de respect) destinées à apporter paix et prospérité à la famille. 
Pushkar.
 Les singes omniprésents se régalent des offrandes sucrées déposées dans les centaines de temples que compte la ville.

Des nomades à Pushkar.

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lundi 19 septembre 2011

Bienvenue chez les Sikhs


Nous débarquons à Amristar, par le train de nuit, à 3h00 du matin, dans la capitale des Sikhs. En quête d'un lit pour finir notre courte nuit, nous décidons de nous rendre directement au temple où il y a, paraît-il, des dortoirs. A cette heure tardive, on s’attend à trouver le temple désert, et bien pas du tout, c'est l'effervescence complète, un monde fou circule ou prie autour du temple d'or. On trouve effectivement un dortoir où une dizaine d’étrangers est en train de roupiller dans la fraîcheur des ventilateurs et (oh bonheur) de la clim !
Un sikh et son turban distinctif !
Le temple d'or est un peu l'équivalent de la Mecque pour les musulmans ce qui explique l'animation qui y règne à toute heure du jour et de la nuit. Le temple accueille, sans interruption, quelques 80000 pèlerins, volontaires et touristes par jour, ce qui en fait le monument le plus visité d'Inde (devant le Taj mahal). En plus d’être un lieu saint, le temple offre aussi un hébergement, sanitaires et cuisine pour tous ce petit monde en échange de donations !
A la cantine.
Nous sommes restés 3 jours à déambuler dans les allées du temple et ses alentours pour l'admirer à différents moments de la journée et prendre nos repas dans la cantine communautaire. Le temple d'or (temple recouvert d'un dôme en or) s’élève au milieu d'un bassin d'eau sacrée (le nectar) dans lequel les pèlerins se baignent. Il abrite le livre sacré des sikh dont les dévots chantent les saintes écritures 24h sur 24. La visite au coucher du soleil révèle tous les détails de l' architecture mixte Indou / Islamique du temple.
Le temple des sikhs au milieu de son bassin.
Un sikh nous a fait visiter le temple dans ses moindres recoins, des cuisines jusqu'à la cache d'armes, en nous apportant ses lumières sur la religion. On découvre la machine à chapati et le système de cuisine communautaire qui permet de nourrir des milliers de pèlerins en continue avec une cadence infernale : 5000 couverts / heure (pas d'horaire pour les repas, on prend sa gamelle, on s'installe tous en ligne et la nourriture arrive instantanément). La vaisselle aussi vaut le coup d’œil ; femmes et hommes y participent dans un joyeux brouhaha , et, question d’hygiène, tout est lavé 6 fois. 
Les chapatis à la main.
 
Les chapatis à la machine.

En fait, la gestion de la cuisine repose sur une organisation déconcertante : un découpage en micro tâches très simples, minutieusement agencées où chacun peut participer et se joindre aux tonnes de volontaires. 
A la vaisselle
 On est aussi frappé par la tolérance de cette religion . Tout le monde est traité de la même façon, toute confessions , sexes , ages confondus. 
Bain rituel dans le bassin sacré.

Le reste des photos est ici.