Affichage des articles dont le libellé est Laos. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Laos. Afficher tous les articles

vendredi 17 juin 2011

Man vs Wild …

...dans la jungle du NPA de Luang Namtha.
Nous partons pour deux jours de treks dans la zone protégée coincée entre Luang Namtha, la frontière chinoise et la frontière birmane. Accompagnés de James le kiwi et de nos deux guides nous nous enfonçons petit à petit dans la jungle, la foret devient de plus en plus dense et les coups de machettes sont de plus en plus utiles pour dégager la piste à mesure que nous nous éloignons des champs escarpés de culture sur brûlis. 
La foret.

Nous découvrons assez vite la chaleur humide et étouffante de la jungle qui ne nous quittera pas pendant les 2 jours de ballade.
Il parait que les graines se mangent (grillées)
 En chemin nos guides nous font goûter à toutes sortes de plantes / racines / écorces médicinales et aux fruits sauvages :
  • des mangues sauvages (plus sucrées mais avec un gros noyaux)
  • des bananes sauvages (beaucoup plus de goût mais avec des gros pépins)
  • des figues sauvages (avec plutôt le goût de fraise : délicieux !)
  • d'autres fruits que nous voyons pour la première fois.
    Des figues sauvages ?
Nous croisons aussi deux petits serpents verts le long du chemin alors que selon nos guides « ils sont très rares : il n y a pas à s’inquiéter ».
 En fin d’après midi nous arrivons au « jungle camp », une sorte de paillasse surélevée avec un toit, bordé par la rivière et entouré par la jungle. Un bain dans la rivière pour nous décrasser et il est temps de faire cuire le riz pour le repas du soir.
Le camp
A 2 heures du matin, un orage énorme éclate (rien à voir avec les orages français) et déverse des trombes d'eau sur notre camp, les coups de tonnerres nous font sursauter sur notre paillasse. Au levé du jour nous découvrons que la petite rivière dans laquelle nous nous étions baigné a beaucoup grossi emportant le petit pont de bambou.
baignade
Le petit déjeuner (original : soupe de poisson, riz et salade de feuilles de citrouille) avalé nour reprenons le chemin … chaque pause est l'occasion d'un « leech check ». Puis arrive le moment où nous devons traverser la rivière, un des guides essaye, de l'eau jusqu'au cou puis renonce. Il nous explique que le seul moyen de regagner la civilisation est de faire du hors-piste ! 
Trop d'eau.
 A partir de là nous comprenons que le chemin déjà sportif emprunté jusqu'à présent n'était de la gnognotte comparé à la jungle où nous nous enfonçons. Nos deux guides passent devant, coupant les lianes, les arbres, les ronces et les bambous pour dégager un passage, nous les suivons en nous accrochant à tout ce que nous pouvons dans les pentes pleines de boue pour ne pas glisser dans la rivière quelques mètres en contrebas. 
Au plus profond de la foret.
 Après une heure de contorsion dans la jungle nous rejoignons un chemin qui nous mène au jardin de l'oncle de l'un de notre guide. En fait de jardin, il s'agit d'un champ au milieu de la forêt à 3 heures de marche du village où nous attend notre tuk-tuk.
A la sortie de la jungle.
Bilan de la balade :
  • une promenade bien plus sportive que ce à quoi nous attendions.
  • Une nuit magique au beau milieu de la jungle
  • pleins de fruits délicieux
  • une sangsue chacun
  • deux serpents
  • pleins d'insectes rigolo mais pas de tigre :-(
  • un bon souvenir de la jungle
  • une douche bien méritée
  • pas de visite de village de minorité ethnique pour cause de rivière en crue.
Le reste des photos est ici.

    mercredi 15 juin 2011

    En remontant la Nam Ou ...

    Au nord de Luang Prabang, à une heure de bateau de la première route, se trouve le petit village de Muang Ngoi. 
    Arrivée à Muang Ngoi.
     Cerné de toute part de montagnes karstiques et de falaises, le village n'est accessible qu'à pied ou comme nous l'avons fait, en remontant la Nam Ou (affluent du Mekong) depuis Nang Khiaw avec une petite embarcation zigzagants entre les rapides et les écueils de la rivière.
    Vue sur la Nam Ou.
     Même si l'influence du tourisme apparaît clairement à la vue de la rangée de bungalows qui qui nous accueillent à la descente du bateau, la ville a gardé un aspect paisible et une ambiance de « village reculé ». La saison touristique s'est terminée avec l'arrivée des premières pluies, nous ne sommes qu'un petits groupes de voyageurs et faisons rapidement connaissance.
    La seule rue de Muang Ngoi
      Muang Ngoi nous sert de base pour découvrir la campagne environnantes où jungle et rizieres se partagent l'espace entre les montagnes karstiques qui emergent ça et là. Nous partons en exploration vers les villages de Ban Na et Ban Huay Bo sur un chemin traverse jungle, rizières et rivières à gué. La visite d'une grotte nous permet de nous mettre à l'abris de la pluie et des sangsues.

    A Ban Huay Bo, petit village de 180 habitants, nous rencontrons Tin en train de labourer son champ avant d'y planter le riz, il tient une très simple guesthouse (un matelas sur le sol dans une case de bambou) où nous passerons la nuit. Les rivières autour du village sont pleines de poissons et Tin nous donne un cours de pêche au filet. 
    Des pêcheurs.
     Toute la difficulté réside dans le lancé du filet, il suffit ensuite de plonger dans la rivière pour y récupérer le filet et parfois des poissons. A ce petit jeu nous ne sommes pas très doués et heureusement que Tin est bien meilleur que nous sans quoi nous n'aurions rien eu pour accompagner notre « sticky rice » (riz collant = variété particulière de riz dont les laos sont très très friands) au dîner.

    Lancé de filet.
     Réveillé à 5 heures du matin par les coqs dormant sous notre case, nous retraversons la campagne pour attraper notre bateau pour Muang Kuah, 4 heures de navigation plus au nord en remontant la Nam Ou. 
    Dans les rizières au petit matin.
     Décidément on apprécie bien ce moyen de transport en slow boat. Les paysages sont magnifiques et sauvages. Hormis quelques villages isolés au bord de la riviére, nous ne voyons aucune trace de civilisation. Le paysage n'est que verdure, végétation et montagnes escarpées. 
    La Nam Ou sauvage.

    Le reste des photos est ici.

    mardi 14 juin 2011

    Luang Prabang - Tranquilité à l'orientale

    Luang Prabang mérite bien son titre au patrimoine mondial de l'UNESCO, la ville est très bien conservée (miraculeusement épargnée par les bombardements), les bâtiments de style coloniaux, les moines omniprésents empreints de sérénité et les nombreux temples (Wat) se côtoient dans la végétation tropicale et confèrent à la ville un charme particulier. 

    On ne peut s’empêcher de remarquer que la ville est fortement marquée par le développement touristique. Ça fait bien longtemps que le nombre de temples ne peut plus rivaliser avec les nombreuses Guesthouse, restaurants, agences de voyage et son marché de nuit énorme qui me rappelle Saint Raphaël. Nous restons 3 jours à flâner dans la ville et ses environs, à profiter de la tranquillité et de la magie de la ville.
    Comme à Vientiane, l'époque coloniale a laissé des traces dans la gastronomie : on trouve des « backerie » à tous les coins de rue avec viennoiseries, gâteaux et café. Je craque pour un café viennois. la chantilly est un régal ! Mais la cuisine locale n'est pas en reste non plus, les rues du marché de nuit regorgent de vendeurs de nourritures : nem's, brochettes, saucisses, poissons au barbecue. 

    Autre bon souvenir : les cascades de Kuang Si où nous nous sommes baignés dans les petites piscines naturelles à l'eau turquoise et cristalline. Nous nous essayons au saut de liane, mais nos sauts sont moins impressionnants que ceux des locaux. Nous faisons la route en vélo et nous bénissons le propriétaire de la guesthouse qui nous a déniché de bons VTTs avec des vitesses pour affronter le trajet très vallonné !




    Le reste des photos est ici.

    dimanche 12 juin 2011

    Passage éclair dans la capitale laotienne.

    Nous ne restons qu'une journée à Vientiane avant de prendre notre bus de nuit pour Luang Prabang. Nous laissons nos sacs dans un hôtel et partons visiter la ville à vélo. Il fait une chaleur harassante ce qui biaisera un peu notre impression de la ville. Très vite, on est plus tenté par les shakes que par les visites culturelles. Il faut dire que la ville est réputée pour ses shakes aux 1000 parfums.
    Pause rafraichissante mais aussi culinaire .


    On prends tout de même le temps de visiter l’excellent « COPE visitor center ». Le COPE (Cooperative Orthotic and Prosthetic Enterprise) s'occupe de la réhabilitation de la mobilité des victimes des bombes à fragmentation. Il est spécialisé dans la fabrication de prothèses médicales et dans la réinsertion sociales des victimes. Étant donné la gravité du sujet, le visitor center ne tombe pas dans l'excés d'horreur et garde une vocation informative. On peut voir les UXOs (UneXploded Ordonance), les problèmes associés, comprendre le fonctionnement des bombes à fragmentation, voir les différentes initiatives locales pour venir en aide aux victimes et rencontrer des victimes comme PeterKim qui nous accueille chaleureusement.

    Les UXOs, ces petits souvenirs qu'ont laissés les américains

    Vientiane, du moins son centre ville, nous fait l'effet d'une ville station touristique en basse saison avec son style colonial plutôt charmant mais sans excès, ses rues sans circulation remplies de boutiques de souvenirs, ses terrasses de restaurant vides. On est bien loin de l'agitation fébrile d'Hanoi ou des rues chics de Saigon.
    Les rives du Mekong à Vientiane.

    samedi 4 juin 2011

    Motorcycle diaries …

    Nous retrouvons notre copain le Mekong à Pakse après 36 heures de transport depuis Hanoi : passage de frontière sans encombre et sans backshish !L'excitation vietnamienne a laissé place à la tranquillité laotienne et la nuit dans un vrai lit nous a suffisamment reposé pour partir à l'assaut du plateau des Bolovenes !
    Cours de motorbike avant le départ.
     Armés de crème solaire(indispensable), de capes de pluie(plus qu'utile par moment), de lunette de soleil(on ne peut pas s'en passer) et de masque anti-poussiere(pour faire local) nous enfourchons notre Honda Wave 100 cc 4 vitesses et rejoignons Tad Lo(étape 1) en quelques heures.
    On fait presque "Bonie and Clyde"
    Tad Lo.
     Tad Lo est un petit village réputé pour ses cascades, les pieds dans la rivière qui descend directement du plateau. Les maisons s'étalent le long de la piste de terre rouge où les poulets et les cochons en liberté sont plus nombreux que tous les autres véhicules ! Bref un village fort sympathique où il fait bon passer la nuit dans notre bungalow de bambou.
    Cascade à Tad Lo.
    La route goudronnée entre Tad Lo et Paksong nous permet de grimper sur le plateau et d’apercevoir les premières plantations de café avant de rejoindre Attapeu (étape 2) sur les rives du Sekong. 
    Couché de soleil sur le Sekong.
     Attapeu ne nous laissera pas un souvenir impérissable, la ville semblait entièrement en travaux et très bruyante. Mais pour nous consoler nous avons trouvé sur le bord de la route des vendeurs de miel sauvage, désormais à chaque fringale ce sera sandwich banane / miel !
    Vendeuse de miel.
     Le 3eme jour de notre tour , nous quittons la route goudronnée pour 70 km de piste jusqu'à Paksong (étape 3). Les 40 premiers kilomètres sont enchanteurs, la piste montent tranquillement sur le plateau au milieu de la jungle luxuriante et nous ne croisons quasiment personne. Nous nous arrêtons à la cascade de Nam Tok Katamok cachée dans la forêt qui dévale sur plus de 100m . 

    Nam Tok Katamok d'en haut.

    Nam Tok Katamok d'en bas.
    Un tout petit chemin escarpé nous permet de rejoindre le pied de la chute d'eau et de profiter de l'aérosol rafraîchissant. Nous reprenons notre piste sous un ciel de plus en plus menaçant, nous trouvons le temps de faire une dernière pause sandwich banane miel avant que l'orage éclate.
    Sur la piste avant l'orage.
    Et là tout devient plus compliqué, la piste se transforme en torrent (on a parfois les pieds dans l'eau) et la moto adhère beaucoup moins bien ce qui nous oblige à réduire notre vitesse et donc à profiter de la pluie plus longtemps. On s’arrête finalement mettre des vêtements supplémentaires à l’abri d'une station service en construction où Thomas trouve le moyen de marcher sur un clou : ouillouillouille ! On arrive finalement à Paksong et la pluie s’arrête comme par hasard.
    Sur la piste juste après l'orage.
     Les Français ont introduit le café sur le plateau au début du 20eme siècle et ont fait de Paksong sa capitale. Nous débutons donc notre dernière journée par les pistes au milieu des champs de caféiers puis après la dégustation du fameux café à la cascade de Tad Fan, nous redescendons à Pakse (encore sous la pluie) ... la boucle est bouclée.

    Le café.


    Le reste des photos est ici.