vendredi 7 octobre 2011

quizz de Septembre


Comme c'est plutôt facile, ce mois-ci , il faudra donner les 2 bonnes réponses pour gagner la carte postale. ;-)
Après les cafards, les blattes et les moustiques, on a eu la visite d'un nouvel invité dans notre chambre au Rajasthan.
De qui s'agit il ?

réponse :
Une tortue qui était dans notre chambre


Qu 'est ce qu'en réalité cette pomme de pin ?


Réponse :
Une crotte de dromadaire dans le sable






mardi 4 octobre 2011

Sur les bords du Gange

Nous nous attendions à ce que Varanasi (Benares) soit l’apothéose de notre voyage en pays Hindou, et bien nous n'avons pas été déçus du voyage, les ruelles le long du Gange grouillent de pèlerins, de vaches, de chiens et d'enfants, le tout dans un joyeux mélange à l'indienne. Tous les sens sont en éveils dans la ville sacrée: les klaxons raisonnent en continue repris en cœur par les cries singes alors que les effluves d’épices et les odeurs des déchets putréfiés se mêlent à chaque coin de rue. Et dans ce formidable brouhaha, l’expérience du sacré, des croyances et des rites hindous se révèlent plus forts qu'ailleurs. 

Vue de la ville avec ses nombreux ghats



Nous arrivons à Varanasi en pleine crise de mousson, l'eau sur les voies empêche notre train de parcourir le dernier kilomètre qui nous sépare de la gare : nous terminerons à pieds ! Les rues de la villes sont remplies d'une quinzaine de centimètre d'eau qui s'écoule tranquillement vers le Gange charriant les amas de déchets et les bouses de vaches sacrées. Et à Bénarés, les bouses de vaches sont loin d’être anecdotiques, les vaches sont partout (la ville est réputée pour avoir le plus grand nombre de vaches en liberté), elles déambulent tranquillement dans les rues étroites et finissent inlassablement par boucher le passage. Les habitants sont très attentifs aux coups de cornes et à ne pas se faire écraser les pieds. Le soir elles sont rassemblées pour la traite.
Varanasi , la cité des vaches

Le fleuve est en crue et les ghats (escaliers donnant accès au fleuve) ont pratiquement disparus sous les eaux. Dés la fin des pluies, la ville se réveillent dans sa ferveur religieuse.. au pied de chaque ghat les pèlerins se pressent pour se baigner dans le fleuve sacré en faisant une punja (prière).

Les bords du fleuve foisonnent d'activité du levé du jour au coucher du soleil, les femmes font la lessive, les habitants leurs yoga, et certaines ghat sont le lieu de crémations 24h/24. La ville ne semble jamais s'endormir …






Une petite anecdote : L’hygiène de la ville nous semble assez douteuse (eau du Gange ultra polluée, pas de gestion des déchets ) et beaucoup de monde tombe malade – dont Thomas- Enfin "pas d'inquiétude", nous certifie la propriétaire de notre guest house, "ça fait partie d'un processus de purification , inhérent à la ville sacrée". Mouais .. on a un peu de mal à y croire, on va quand même prendre quelques médicament ;-)

Le reste des photos est ici

dimanche 25 septembre 2011

Agra




Comme incontournable en voyage en terre indienne, le Taj Mahal vaut forcement le détour (de toute façon c'est sur la route). Nous nous y rendons au lever du jour après une très courte nuit ( retard de train) afin de profiter des lumières de l'aube et éviter les groupes de touristes. Il y a pas à dire le mausolée est un bâtiment magnifique d'un blanc éclatant voir éblouissant (dés le soleil levé). Le bâtiment a été construit dans une symétrie parfaite, par le sultan Shah Jahan en mémoire de son épouse adorée morte en couche. Le sultan resta inconsolable. A sa mort, il fut inhumé auprés de la tombe de sa femme.

Superbes décorations des murs extérieurs  en marbre blanc

Un verset du coran
Mais à Agra, il y a aussi le fort qui s'est reconverti en palace pour abriter une dynastie des sultans des plus dépravés (amateur de femmes et de vin pourtant interdit par la religion) au plus romantique qui construisit le Taj Mahal en l'honneur de sa bien aimée, en passant par le cruel qui enferma son propre père dans le fort pour régner à sa place. Son père n’était autre que Shah Jahan, constructeur du Taj Mahal. Ce dernier se retrouva donc à observer la fin de la construction du Taj depuis la fenêtre de sa prison.



Lorsque le fort a été transformé en résidence, des constructions en marbre blanc du Rajasthan se sont rajoutés aux constructions de briques rouges (présentes dans la région). On aime beaucoup ce mélange de style. 
en fond, un exemple d'un rajout en marbre blanc 

 L'architecture du fort mélange d'influences moghol, perse et hindous en fait un des forts les plus raffiné du pays.
dans la prison "dorée"  de Shah Jahan.

Un dernier verre sur une terrasse au coucher du soleil avec en fond la somptueuse silhouette du Taj Mahal, et nous terminons notre journée (bien remplie) dans la ville de cette merveille du monde antique, pas trop mécontent de quitter l'ambiance oppressante des vendeurs de rue.

une petite dernière car on ne se lasse pas de le regarder ;-) !
Le reste des photos est .

mercredi 21 septembre 2011

Rajasthan

Nous venons de passer 10 jours au pays des guerriers rajputs et des maharajas, entre déserts et collines bordés de lacs, au cœur des villes colorées et des palais royaux. Nous voyageons en train et en bus renouant avec des trajets de durées raisonnables (pas plus de 6/7h) depuis que l'état des routes s'est amélioré.

Dans le désert du Rajasthan.

Jaisalmer
Jaisalmer est construite autour de son imposant fort en 'pierre de sable' qui donne à la ville le surnom de ville d'or. La ville la plus septentrionale du Rajasthan, se dresse au porte du désert du Thar et il n'est pas rare de croiser des dromadaires dans les rues de la cité. 
Les rues de Jaisalmer.
Le fort de Jaisalmer.
 Nous profitons de la pleine lune pour partir bivouaquer dans le désert à dos de dromadaire. Malheureusement les pluies de la semaine précédente ont considérablement reverdi les paysages qui manquent parfois de l'ambiance désert. Nous profitons néanmoins du coucher du soleil sur le Pakistan depuis les dunes où nous passons la nuit. Les dromadaires malgré leur bouille sympathique, ne sont absolument pas confortables, une journée de repos sera nécessaire pour que nos fesses / dos se remettent avant de prendre le bus !
Papaya.
Jodhpur

Les habitants de Jodhpur semblent avoir profiter d'une promo chez casto sur la peinture indigo pour repeindre leurs maisons et ainsi donner son surnom à la ville bleue. En fait le bleu serait utilisé pour repousser les moustiques. 
Le Meherengar.


Au dessus du chaos de la ville, s’élève le Meherangar construit sur une colline abrupte dominant la ville. Construit par le Maharaja au 16eme siècle, le fort demeure jusqu'à présent une citadelle imprenable. Nous ne gardons qu'une vision partielle de la ville car Julie étant malade, nous passerons beaucoup de temps dans notre guest house bleue à se reposer. 

Dans les rues de Jodhpur.
Nous visitons le fort au petit matin et nous sommes saisis par le faste et le luxe des intérieurs et l'architecture d’asymétrie et de symétrie caractéristique des constructions rajputs.

Udaipur
Udaipur.
La vieille ville d'Udaipur s’étend sur la colline Aravalli au bord du lac Pilocha. L'immense palace s’étend des eaux du lacs au sommet de la colline et abrite encore la demeure du Maharana. Réputée pour avoir résister à tous les envahisseurs, la ville est aussi connue pour être le décor de nombreux films comme 'Octopussy'.
Squattage du pont à Udaipur.
Il est très agréable de flâner dans les rues étroites et sur les bords du lacs d'autant plus que la température est beaucoup plus douce (pas plus de 30 °C) que dans le nord du Rajasthan. On ne se lasse pas des repas pris sur les 'roof top' à admirer la vue sur la ville.


 Pushkar

 La petite ville sacrée (pour les hindous) de Pushkar s'organise autour de son lac artificiel bordé d'escaliers (ghat).
Le long des ghats de Pushkar.
 Pèlerins et touristes se mêlent dans la ville, les pèlerins utilisent les ghat pour les bains sacrées ainsi que pour déposer des fleurs dans le lac en récitant des 'puja' (littéralement prière de respect) destinées à apporter paix et prospérité à la famille. 
Pushkar.
 Les singes omniprésents se régalent des offrandes sucrées déposées dans les centaines de temples que compte la ville.

Des nomades à Pushkar.

Le reste des photos est ici

lundi 19 septembre 2011

Bienvenue chez les Sikhs


Nous débarquons à Amristar, par le train de nuit, à 3h00 du matin, dans la capitale des Sikhs. En quête d'un lit pour finir notre courte nuit, nous décidons de nous rendre directement au temple où il y a, paraît-il, des dortoirs. A cette heure tardive, on s’attend à trouver le temple désert, et bien pas du tout, c'est l'effervescence complète, un monde fou circule ou prie autour du temple d'or. On trouve effectivement un dortoir où une dizaine d’étrangers est en train de roupiller dans la fraîcheur des ventilateurs et (oh bonheur) de la clim !
Un sikh et son turban distinctif !
Le temple d'or est un peu l'équivalent de la Mecque pour les musulmans ce qui explique l'animation qui y règne à toute heure du jour et de la nuit. Le temple accueille, sans interruption, quelques 80000 pèlerins, volontaires et touristes par jour, ce qui en fait le monument le plus visité d'Inde (devant le Taj mahal). En plus d’être un lieu saint, le temple offre aussi un hébergement, sanitaires et cuisine pour tous ce petit monde en échange de donations !
A la cantine.
Nous sommes restés 3 jours à déambuler dans les allées du temple et ses alentours pour l'admirer à différents moments de la journée et prendre nos repas dans la cantine communautaire. Le temple d'or (temple recouvert d'un dôme en or) s’élève au milieu d'un bassin d'eau sacrée (le nectar) dans lequel les pèlerins se baignent. Il abrite le livre sacré des sikh dont les dévots chantent les saintes écritures 24h sur 24. La visite au coucher du soleil révèle tous les détails de l' architecture mixte Indou / Islamique du temple.
Le temple des sikhs au milieu de son bassin.
Un sikh nous a fait visiter le temple dans ses moindres recoins, des cuisines jusqu'à la cache d'armes, en nous apportant ses lumières sur la religion. On découvre la machine à chapati et le système de cuisine communautaire qui permet de nourrir des milliers de pèlerins en continue avec une cadence infernale : 5000 couverts / heure (pas d'horaire pour les repas, on prend sa gamelle, on s'installe tous en ligne et la nourriture arrive instantanément). La vaisselle aussi vaut le coup d’œil ; femmes et hommes y participent dans un joyeux brouhaha , et, question d’hygiène, tout est lavé 6 fois. 
Les chapatis à la main.
 
Les chapatis à la machine.

En fait, la gestion de la cuisine repose sur une organisation déconcertante : un découpage en micro tâches très simples, minutieusement agencées où chacun peut participer et se joindre aux tonnes de volontaires. 
A la vaisselle
 On est aussi frappé par la tolérance de cette religion . Tout le monde est traité de la même façon, toute confessions , sexes , ages confondus. 
Bain rituel dans le bassin sacré.

Le reste des photos est ici.

vendredi 16 septembre 2011

En route vers le Cachemire


Nous quittons le Zanskar au tout petit matin sous un vent glacial. C'est bien la dernière fois où nous aurons à nous servir des doudounes. Nous quittons donc le Zanskar et avec lui, les montagnes, l'altitude et sa fraîcheur, la sérénité des monastères bouddhiste.. Nous ne sommes pourtant pas trop triste car nous savons que le Cachemire nous attends. Les 2 jours de trajet, pour Kargil d'abord, et ensuite Srinagar sont absolument magnifiques : sommets de 7000m , larges vallées aux pentes verdoyantes, troupeaux de moutons, rivières cristallines et glaciers au bord de la route.Nous pénétrons peu à peu dans le monde musulman , les samoussas remplacent les momos et les mosquées les monastères.

Nous faisons le voyage avec Rachelle, Pauline, Sébastien et Arthur, des français/suisses volontaires au au Zanskar. Le hasard des rencontres faisant bien les choses, on passera du très bon temps en leur compagnie avant que nos routes divergent à nouveau.
Les 'house boat' représentent le logement incontournable de Srinagar : il s'agit d'un hébergement dans une maison bateau en bois sur le lac avec à disposition des shikara (barques) pour les promenades. Ces bateaux datent de l'époque coloniale lorsque les anglais n'étaient pas autorisés à construire de maison sur la terre ferme. Maintenant il s'agit plutôt d'un commerce touristique florissant car il y a plus de 3500 'house boat' repartis sur les différents lacs de la ville.

Arthur nous dégote un petit coin de paradis : un bateau tout confort, rien que pour nous dans un coin très calme du lac, la cuisine est tenue par Rashid, un cashmeri vraiment sympa qui est au petit soin pour nous. 
Notre house boat au coucher du soleil
Je suis d'autant plus contente que c'est aujourd'hui mon anniversaire et que je vais pouvoir feter mes 29ans dans cadre idyllique  : un coucher de soleil sur le lac, un bain dans la BAIGNOIRE de notre salle de bain , un repas exquis avec poulet (on retrouve le plaisir de la viande après 1 mois d'abstinence) et un cake d'anniversaire avec crème anglaise. La bière attendra un peu car le seul magasin d'alcool de la ville est en grève.
On se sent très vite comme à la maison dans notre bateau avec sa salle à manger cozy et sa terrasse au bord de l'eau ; On termine souvent la journée avec un tour dans notre shikara au coucher du soleil avant de profiter de l'apéro et des soirées tous ensemble, confortablement installés dans le bateau.


On réussira quand même à s'en extraire de temps en temps pour visiter les bazars et la vieille ville de Srinagar, découvrir les jardins moghols et les marchés flottants du lac.
Marché flottant de légume



On profite du Vendredi pour visiter le marché attenant la mosquée (en pleine effervescence en ce jour saint) et observer -de l'extérieur- la prière relayée par les hauts parleur. On se sent tout petit devant cette foule de fidèles en train de prier et de chanter.

 
Dans la vieille ville
devant la mosquée
Au marché
A la fin de la priére
Le reste des photos est ici.